On dirait que vous vous êtes éloignés de votre écran. Nous sommes tombés dans l'obscurité pour économiser de l'énergie.

Le modèle économique de demain, l’économie de partage…

Personne Planète

Jamais entendu parler de ça?

T’es mieux alors de lire cet article, tu n’as pas fini d’en entendre parler! L’économie de partage implique de mettre à disposition, dans un but lucratif ou non, des capacités excédentaires de biens (ou de services) détenus par des particuliers. Encore pas certain de comprendre? Le meilleur exemple de l’économie de partage c’est Airbnb ou Uber! Avec ces nouvelles plateformes, les propriétaires de maison ou de logement n’hésitent pas à “partager” leur logis qui est rarement utilisé à sa pleine capacité. Cette sous-utilisation de nos biens provient du fait que nous sommes dans une ère de surconsommation, c’est l’habitude de consommer des biens au-delà de nos besoins!

Ça existe depuis quand ça?

L’économie de partage a gagné en popularité durant la crise financière de 2008-2009. Plusieurs individus ont perdu leur emploi ou ont diminué de revenus. Dans ce cas, l’économie de partage permettait à ces gens-là d’aller chercher un manque à gagner. Aussi, depuis les dernières années, nous nous rendons compte que les nouvelles générations valorisent plus l’utilisation que la possession. C’est notamment ce qui a permis aux plateformes telles que Airbnb et Uber de connaître un si grand succès! Ainsi, le développement numérique rend possible un réseau de partage à grande échelle.

Pourquoi ne pas appliquer l’économie de partage à l’industrie de la mode alors?

Bien que le livre de Pierre-Yves McSween “En as-tu vraiment besoin?” ait été un succès, beaucoup de personnes ont “oublié” d’appliquer le raisonnement à leur habitude d’achat. 

Chaque personne jette 24 kg de vêtements par an. Empilées, ces 190 000 tonnes de tissu formeraient une montagne de 55 m de hauteur, soit un immeuble de 18 étages!

– Selon RECYC-Québec

La surconsommation n’est pas un nouveau phénomène. C’est plutôt la demande d’une alternative à la surconsommation qui est un nouveau phénomène grandissant. Qui dit une augmentation de la demande dit une augmentation de l’offre! Tranquillement, il se développe un marché pour partager les quantités excédentaires, et ce, dans plusieurs domaines. C’est justement le cas pour le secteur du vêtement. Le Shwap Club, est une entreprise située à Montréal qui répond justement à cette demande, en permettant l’échange de vêtements. Laixa a eu la chance de s’entretenir avec Annette Nguyen, fondatrice de l’entreprise basée sur l’économie de partage, le Shwap Club!

C’est quoi ça le Shwap Club?

Si vous ne connaissez pas encore le Shwap Club, vous manquez vraiment quelque chose! Annette Nguyen a décidé de mettre en place cette expérience de magasinage seconde main par conscience de l’énorme gaspillage de “guenilles”.  Pour la fondatrice, il a toujours été naturel de magasiner dans les friperies, de participer à l’économie de partage. Pendant l’entrevue, Annette a fait référence à sa mère qui était antiquaire afin d’expliquer d’où vient sa passion envers les vêtements qui ont une histoire. Pour Annette, shwapper lui permet de trouver ce genre de morceaux :

« J’ai le feeling de porter une pièce avec une âme, avec des souvenirs. »

– Annette Nguyen, fondatrice du Shwap Club

Même lorsque Annette a eu la liberté financière de s’habiller dans les « grands magasins », elle trouvait qu’il lui manquait quelque chose. Avocate depuis 2012, elle a décidé de s’offrir le Shwap Club en cadeau pour son 30e anniversaire. Le Shwap Club est donc beaucoup plus qu’un lieu d’échange, il est né d’une volonté de créer un environnement qui ressemble à Annette, à ses valeurs de consommation. De cette façon, Annette fait partie des gens qui veulent donner les outils pour aider d’autres personnes autour d’eux à faire ce changement de consommation, une consommation basée sur l’économie de partage. 

La membre du Shwap Club qui a le plus profité du concept a échangé plus de 2400 morceaux en l’espace de 18 mois.

– Annette Nguyen, fondatrice de l’entreprise ayant comme modèle d’affaires l’économie de partage

« Ça fait maintenant un an que je n’ai pas magasiné grâce à vous, ma garde-robe provient complètement du Shwap Club. »

– Exemple de commentaires entendus par les filles du Shwap Club

Qu’est-ce que le e-commerce vient faire dans l’économie de partage?

Cette solution permet de donner la chance aux membres de Shwapper en mode virtuel et ainsi de participer à l’économie de partage. Voici les autres bienfaits du e-commerce pour le Shwap Club :

  • Si tu n’es jamais venue dans les boutiques, tu as la possibilité de consulter les morceaux disponibles. Ainsi, les personnes qui ne sont pas encore échangistes ont quand même une bonne idée à quoi ressemble l’inventaire du Shwap Club. Ça gère les attentes et c’est une belle vitrine pour le Québec tout entier!
  • Ça permet de collecter des données pour mieux connaître la clientèle. Par exemple, quelles sont les marques, les tailles et les catégories de vêtements populaires.
  • La nouvelle plateforme rend aussi possible l’écoulement plus rapide des vêtements à la fin d’une saison, c’est le genre de “liquidation” que Annette nomme : « shwap-a-thon  ». La plateforme de e-commerce facilite le contrôle d’inventaire en donnant une plus grande visibilité aux vêtements qui doivent partir. Au Shwap Club, les vêtements ont une durée de vie de 5 semaines, si le morceau n’a pas été shwappé d’ici ce temps-là, il est donné à un organisme. Voilà, tu connais maintenant le secret le mieux gardé du Shwap Club! Tu ne te demanderas plus pourquoi il y a du nouveaux stocks à chaque fois que tu y vas!

Comment appliquer à petite échelle l’économie de partage dans votre entreprise

  1. Opter pour des activités permettant de prêter ou de louer à d’autres entreprises les actifs excédentaires inutilisés, inexploités ou non essentiels.
  2. Investir dans des biens et services et utiliser ceux-ci conjointement avec une autre entreprise (comme BizBizShare).
  3. Bien connaître toutes les possibilités de son système d’inventaire, ou faire affaire avec des pros qui pourront vous aider à « manager » ça.
  4. Faire partie de réseaux d’entrepreneurs locaux : entre vous, vous pouvez partager des biens et services, tout en vous donnant des idées sur comment mieux faire les choses! 
  5. Participer à tant que « particulier » à diverses initiatives d’économie de partage : l’inspiration peut être partout!
  6. Opter pour des espaces de travail partagés si tu es en “surplus” d’espaces de bureau!
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