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La démarche d’Axial (partie 1) : choisir la bonne méthode de gestion de projets

Général Prospérité Développement Gestion de projets

Bien gérer un projet, ça permet d’optimiser son temps, ses ressources humaines et matérielles. Dans notre monde numérique, voici comment ça marche. Ça y est, le projet commence. Nous sommes au Jour 1. Et la première question apparait : quel type de méthode de gestion de projet allons-nous utiliser? La réponse: ça dépend. Mais l’objectif lui demeure toujours le même : livrer le plus de valeur possible, le plus efficacement possible.

Agile vs traditionnelle?

Rappelons d’abord la différence entre les méthodes agiles et les méthodes dites traditionnelles. Dans un projet géré de façon traditionnelle, on met beaucoup d’efforts au début pour établir un plan détaillé des étapes et des livrables. Et on s’y tient jusqu’à la fin. En Agile, on établit les lignes directrices et un cadre, mais on replanifie constamment. Et les livrables peuvent varier en fonction des découvertes qu’on fait en cours de route.

La méthode de gestion de projet Waterfall

Parmi les différentes méthodes de gestion de projet traditionnelles, la méthode Waterfall, aussi appelée cascade, est la plus courante. Elle permet de détailler chaque tâche et de les mettre une à la suite de l’autre parce qu’on connaît très bien leur interdépendance. Le travail est donc défini à l’avance et l’équipe suit l’ordre d’exécution. Ce qui peut être bénéfique pour garder le focus. Et le focus, c’est important!

Cette méthode de gestion exige un leadership plus directif. Les gestionnaires de projets doivent  planifier les différentes étapes, superviser l’avancement et répartir les tâches entre les membres de l’équipe. La responsabilité de la réussite du projet repose donc grandement sur leurs épaules.

Les méthodologies agiles : plus durables?

Les méthodes agiles permettent de répondre aux problématiques engendrées par l’évolution rapide des tendances numériques, des demandes des consommateurs et d’autres facteurs internes ou externes.

Comme on vise à diminuer les risques et à livrer de la valeur rapidement, il est primordial d’impliquer le client à toutes les étapes de réalisation afin de valider les attentes et de reprioriser les objectifs en continu. L’équipe, quant à elle, est responsable de définir le travail à faire (parce qu’elle comprend bien l’objectif derrière), et de livrer de la qualité à l’intérieur des sprints.

Les gestionnaires de projet sont donc les gardiens de tout ce beau processus. Ils assurent la bonne communication entre les parties qui doivent travailler main dans la main.

Quelques exemples de méthodes agiles

LeanScrumKanbanXP
(eXtrême Programming)
Gestion utilisée pour augmenter l’efficacité de la chaîne de production au niveau des coûts et du temps.Méthode utilisée en projets TI pour faciliter la livraison itérative. L’idée est de produire rapidement un MVP (Minimum Viable Product) et de l’améliorer en continu.Façon de travailler conçue pour optimiser le WIP (Work in progress) et améliorer le flow de livraison.Méthodologie qui pousse à l’extrême certains principes agiles en se concentrant sur quelques fonctionnalités à la fois conçues de A à Z durant un sprint.

L’Agile manifesto : les principes de gestion de projet agile

Évidemment, on se doit d’être flexible et on peut se permettre de mélanger les méthodes agiles. L’important c’est de comprendre les valeurs et les principes et de les mettre en pratique.

Valeurs agiles

  1. Les individus et les interactions plutôt que les processus et les outils.
  2. Logiciel fonctionnel et documentation complète.
  3. La collaboration avec le client plutôt que la négociation du contrat.
  4. Réagir au changement plutôt que suivre un plan.

Gestion de projet traditionnelle, Agile, Wagile, hybride : laquelle choisir finalement?

Pour alléger la théorie et se coller à notre domaine qu’est la technologie, partons du principe qu’il s’agit d’un projet en TI. 

Voici quelques questions à se poser:

  • Est-ce que le projet contient des éléments risqués? À quel degré d’incertitude?
  • Est-ce que le client comprend les principes agiles? Est-il prêt à embarquer dans le bateau à 100% et à être impliqué tout au long du processus? 
  • Est-ce qu’il y a des systèmes tiers à intégrer ou est-ce que je travaille seulement avec une technologie?
  • Est-ce que les tierces parties sont capables d’aller au même rythme que nous et sont en mesure de réagir aux changements?
  • Est-ce que l’équipe de projet est mature ou les membres en sont au tout début de leur collaboration?
  • Quel est le degré de compétence de l’équipe avec le système utilisé?

Une fois qu’on a toutes les réponses, on pourrait très bien commencer en Agile pour éliminer quelques risques au départ. Puis quand tout a été clarifié et prototypé, on décide de réaliser la suite en méthodologie Waterfall avec des maquettes définies et des tâches simples à exécuter. 


Un autre exemple de fonctionnement hybride serait d’avoir un projet majoritairement Waterfall, mais avec des méthodes appartenant au Scrum (mêlées quotidiennes, planification de sprints sur 3 semaines, etc.)

Quoi faire si le client n’est pas à l’aise avec l’Agile?

Si on juge que c’est le meilleur moyen de lui livrer de la valeur, on tente de le mobiliser petit à petit et de bien le garder impliqué du début à la fin. Avec les tierces parties, c’est un peu plus compliqué, mais la clé est de s’assurer de trouver un partenaire (ou d’aider le client à le trouver) qui coïncide avec la vision du projet et du processus dès le départ. Si ce n’est pas possible, on tente d’éduquer doucement sur le processus de gestion et de mettre en place des points de contact très fréquents.

Et l’équipe dans tout ça?

En ce qui concerne l’équipe, plus sa maturité est grande, plus son autogestion sera grande. Vous pourrez vous amuser avec les différentes façons de faire de chaque méthode. Dans le cas contraire, il faudra s’en tenir à un cadre plus théorique au départ, puis faire évoluer le processus projet après projet. Logiquement, on tente d’y aller avec des projets plus simples au départ.


En résumé, les méthodes traditionnelles sont linéaires, les méthodes agiles sont itératives, les méthodes Wagiles sont un mélange des deux et les méthodes hybrides sont personnalisées en fonction des besoins du projet. Le choix de la méthode dépend des besoins et des objectifs du projet, ainsi que de la culture et de la capacité de l’organisation. Mais pour en arriver là, il faut en faire des réussites et des erreurs. Heureusement, on les a faites pour vous! “La démarche d’Axial (partie 2) : nos réussites et nos erreurs”!


Sources :

  1. Méthode agile : concepts essentiels, Technologia, (https://www.technologia.com/blogue/articles/methode-agile-concepts-essentiels).
  2. Laoyan, Sarah. Le b.a.-ba de la gestion de projet Waterfall, Asana, (https://asana.com/fr/resources/waterfall-project-management-methodology). 
  3. Hussain, Junaid. Qu’est-ce que la gestion de projet agile?, McGill, (https://www.mcgill.ca/continuingstudies/fr/article/quest-ce-que-la-gestion-de-projet-agile).
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